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20/06/2016

Journée mondiale de la FSHD

La FSH society a décidé de faire du 20 juin la journée mondiale pour la FSHD.

Une initiative à relayer !

 

World_FSHD_Day.jpg

13/06/2016

avancées dans la recherche FSH 2016

Comme chaque année à l'occasion de la journée des familles, l'AFM-Téléthon publie "les avancées de la Recherche dans la myopathie facio-scapulo-humérale" (ou FSH, ou FSHD, ou maladie de Landouzy-Dejerine).

Vous pouvez la télécharger ici ; je l'ai mise aussi dans les documents à télécharger dans la colonne de droite en bas.smiley clin d'oeil.jpg

Vous pourrez constater qu'il s'en passe des choses ! Peut-être même un peu trop... on a l'impression que ça part dans tous les sens...

30/05/2016

Crispr / Cas 9

En dehors de la piste des oligonucléotides antisens neutralisant l'ARN de DUX4 (notre article du 3/2/16), une autre piste de thérapie génique pour la FSH consiste en l'utilisation de Crispr / Cas 9. Nous en avions parlé ici.

Cette technique a fait l'objet de plusieurs publications récemment, y compris dans la presse grand public, par exemple dans La Recherche ou dans Libération.

 

Je reproduis ci-dessous une interview de Serge Braun, directeur scientifique de l'AFM, parue dans le dernier VLM :

crispr cas9.jpg

Crispr Cas9, des ciseaux révolutionnaires pour couper l’ADN

De nombreuses publications scientifiques récentes portent sur les Crispr Cas9, des “ciseaux” qui coupent l’ADN. Serge Braun, directeur scientifique de l’AFM-Téléthon, fait un point sur cette toute nouvelle technologie en plein essor.

Comment fonctionnent les Crispr Cas9 aussi qualifiés de “ciseaux moléculaires à ADN” ?

Serge Braun : Leur fonctionnement est en principe très simple. Schématiquement, un Crispr Cas9 est une séquence génétique qui code pour trois éléments : une “séquence guide” qui reconnaît le bon endroit sur l’ADN cible, une enzyme [une protéine, ndlr.] qui le coupe et un ARN qui contribue au fonctionnement du reste
du dispositif.

Ces dernières semaines, plusieurs publications scientifiques montrent l’intérêt des Crispr Cas9 dans la myopathie de Duchenne. Des applications chez les malades sont-elles envisagées ?

S. B. : Des applications cliniques sont envisageables, mais elles ne sont pas pour aujourd’hui, ni pour demain. Ce serait plutôt pour après-demain. En effet, leur utilisation chez l’Homme se heurte à plusieurs écueils. D’une part, il faut apporter les Crispr Cas9 grâce à des virus, ce qui est déjà compliqué en thérapie génique “classique”. Une fois que l’ADN est coupé, il faut qu’il “se recolle” correctement. Or la recombinaison homologue ne marche pas encore bien, notamment dans les cellules qui ne se divisent pas. Enfin, il faut s’assurer que la coupurelabo.jpg soit exactement là où on la souhaite sur le génome. En recherche fondamentale, sur des cellules ou des animaux, on peut se permettre des erreurs. Chez les malades, ce n’est pas acceptable. Aujourd’hui donc, ces ciseaux à ADN sont avant tout des outils de recherche.

 

L’AFM-Téléthon soutient-elle le développement de cette technologie ?

S. B. : L’association ne propose pas de programme spécifique, mais elle soutient depuis longtemps ce type de technologies. Certains projets retenus dans les appels d’offre font intervenir les Crispr Cas9, et des équipes de l’Institut des Biothérapies les utilisent également. Ainsi, Généthon a récemment passé un accord de collaboration avec CRISPR Therapeutics, une société biopharmaceutique.

22/05/2016

Myology 2016

J'ai eu la chance de pouvoir participer à Myology 2016 à Lyon en mars dernier. Cet évènement, organisé par l'AFM-Téléthon, réunit les chercheurs du monde entier pour faire le point sur les avancées de la Recherche en myologie, et donc dans les maladies neuromusculaires.

myology2016.jpg

Des conférences étaient dédiées à certaines maladies, dont une à la FSH (ou FSHD).

3 orateurs se sont succédé lors de cette conférence :

sacconi.png- Sabrina Sacconi (CHU Nice). La FSHD1 et la FSHD2 sont-elles des maladies qui se rejoignent ? L'étude de cas de patients FSHD1 avec des phénotypes (symptômes) plus sévères que ne le laisserait prévoir leur nombre de répétitions D4Z4 montre qu'ils portent également la mutation sur SMCHD1, donc ils sont FSHD1 + FSHD2.

 

- Sylvère van der Maarel (Leiden maarel.jpgUniversity, Pays-Bas) La dérepression* épigénétique de DUX4 dans la FSHD. Le fait que dans la même famille, ou pour des patients ayant le même nombre de répétitions D4Z4, il y a des âges de début et des progressions très différentes de la maladie montre qu'il existe des facteurs épigénétiques** importants. S. van der Maarel a mentionné l'influence d'un gène, DNMT3B, dont la mutation augmente légèrement l'expression de DUX4, et donc l'apparition des symptômes. L'abstract de l'article est publié sur PubMed. S. van der Maarel conclut, comme S.Sacconi, que FSHD1 et FSHD2 ne sont pas des maladies différentes mais sont les deux extrêmes d'un même continuum.

* dérepression : chez les sujets en bonne santé, le gène DUX4 est réprimé (subit une répression) et donc ne s'exprime pas (= ne fabrique pas la protéine DUX4). Chez les patients FSH, la zone D4Z4 est modifiée et le gène DUX4 peut s'exprimer et fabriquer la protéine, c'est la dérepression.

** épigénétique : ce qui se passe autour des gènes, qui modifie leur environnement, et donc leur expression ; par exemple la moindre méthylation (déméthylation) de la zone D4Z4 qui "libère" D4Z4.

 

tupler.jpg- Rossella Tupler (Université de Modène, Italie) Caractérisation (clinique et génétique) de familles FSHD, une approche pour être prêt pour les essais cliniques. Exploitation du registre de malades italien (530 sujets de 176 familles). Ces analyses montrent aussi que le nombre de répétitions D4Z4 ne suffit pas à prédire la sévérité de l'atteinte et que d'autres facteurs, probablement épigénétiques et encore non identifiés, sont en jeu. R.Tupler propose un nouvel outil d'évaluation de l'évolution de la maladie basée sur l'examen clinique, le Comprehensive Clinical Evaluation Form (CCEF). Vous pouvez consulter le résumé sur PubMed.

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Les conférences étaient complétées par des posters (résumés de publications affichés dans une grande salle). Sur plus de 400 posters, 16 étaient consacrés à la FSH. Ces publicasmiley clin d'oeil.jpgtions, destinées aux chercheurs et cliniciens, étaient très théoriques (pour ne pas dire très ardues à lire...). 

J'ai quand même listé et traduit les titres et je les ai affichés ici pour les plus courageux d'entre vous.

16/04/2016

Premiers résultats de l'essai resolaris - Lettre d'infos N°8

Premiers résultats de l'essai resolaris du laboratoire aTyatyr pharma.jpgr-pharma dont nous vous parlions l'été dernier. Le communiqué de presse fait état de l’absence de survenue d’effet indésirable grave chez les 13 premiers participants. Mais il n’y a pas de différence statistiquement significative ni sur l’aspect inflammatoire en imagerie par résonance magnétique musculaire, ni sur la force musculaire évaluée par le testing musculaire manuel. Le seul effet positif constaté a été sur la qualité de vie mesurée par une échelle de qualité de vie spécifique des adultes atteints de maladie neuromusculaire. Cependant, compte tenu de l’aspect préliminaire de ces résultats qui ne medicament.JPGconcernent qu’un petit nombre de participants sur une courte durée, il est nécessaire d’attendre la fin de l’essai encore actuellement en cours chez les 24 derniers participants. Seule l’analyse de l’ensemble des données permettra de conclure sur les résultats de ce premier essai.

Vous pouvez consulter la brève parue sur le site de l'AFM.

 

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lettre info.jpg

La lettre d'information N°8 du Groupe d'Intérêt FSH de l'AFM vient d'être diffusée. Elle traite de 2 sujets importants : l'alimentation et les compléments alimentaires / les situations d’urgence. Vous noterez la nouvelle mise en page très "pro" réalisée par notre nouvelle recrue, Sophie.

Vous devriez la recevoir d'ici quelques jours via votre Service Régional AFM, si vous êtes connu de lui.

Pour les impatients et ceux qui ne sont pas dans la liste de diffusion d'un SR, je viens de la mettre dans la liste des documents téléchargeables (visitez la colonne de droite ou cliquez sur ce lien).

 

 

05/04/2016

essai clinique annoncé pour 2016 pour l'ACE-083

Un nouvel essai clinique sur des patients FSH est annoncé par le laboratoire Acceleron pharma.

L'ACE-083 bloque les protéines TGF-β (Transforming Growth Factor-Beta) qui modulent la croissance musculaire, et donc favoriserait l'augmentation de la masse musculaire et de la force.

Des essais sur la souris ont montré que l'AC-083 augmente la masse du musclemuscle jambe.jpg squelettique dans lequel elle est injectée.

Une étude clinique sur des sujets non malades (femmes ménopausées en bonne santé) visait à vérifier la tolérance, la sécurité, l’absorption du médicament et l'activité biologique suite à une injection dans un muscle squelettique, préalable à un essai clinique sur des patients. Cette pré-étude a montré un accroissement de la masse musculaire du quadriceps (+14% comparé au placebo). Ces résultats n'ont pas été publiés hors site du laboratoire pharmaceutique (télécharger le pdf ici) mais ont été présentés au congrès de la WMS (World Muscle Society) en septembre 2015 et à la conférence clinique de la MDA (Muscular Distrophy Association) en mars 2016.

Un essai clinique de phase 2 devrait démarrer sur des patients FSH en cours de cette année 2016 annonce la FSH society se référant à un article de la presse économique.

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attention.jpgIl faut cependant modérer les attentes que nous pouvons avoir sur cet essai, car des essais précédents (Salbutamol, inhibiteur de la myostatine) ont provoqué une faible augmentation de la masse musculaire, mais aucun gain fonctionnel (force) (voir par exemple cette publication).

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Attention : il ne faut pas confondre ACE-083 et ACE-031, inhibiteur de myostatine, qui a été essayé dans la myopathie de Duchenne. L'essai clinique a été stoppé en 2013 à cause d'effets secondaires indésirables (voir cet article).