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13/09/2012

Avancées de la recherche

avancees.jpgPour ceux qui veulent se tenir informés des avancées de la recherche, je conseille la lecture du document AFM "Avancées dans la myopathie facio-scapulo-humérale" (collection "Savoir et comprendre"). Ce document de 8 pages, mis à jour en juin 2012, est téléchargeable sur le site de l'AFM ou directement en cliquant sur ce lien.

02/08/2012

stress oxydatif

Publication le 11 juillet 2012 dans la revue Free Radical Biology & Medicine (biologie et médecine des radicaux libres) d’un article de l’équipe de Dalila Laoudj-Chenivesse (université de Montpellier)  :

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Functional muscle impairment in FSHD is correlated with oxidative stress and mitochondrial dysfunction.

(le défaut musculaire dans la FSHD est corrélé avec le stress oxydatif et un mauvais fonctionnement des mitochondries)

Résumé – traduction

(l’abstract en anglais est consultable )

L’étude a porté sur des biopsies musculaires et des analyses de sang sur des malades FSH comparés à des volontaires sains, et leur corrélation avec les performances physiques.

Il a été montré que chez les malades FSH le stress oxydatif est plus élevé et les mitochondries ont un mauvais fonctionnement. Les malades FSH présentent un taux faible de molécules antioxydantes (zinc, sélénium, vitamine C par exemple). Tout cela est corrélé avec un mauvais fonctionnement musculaire.

Ces résultats suggèrent que les antioxydants pourraient atténuer ou retarder les dommages dus au stress oxydatif et pourraient être utiles pour préserver la fonction musculaire dans la FSHD.

Note du rédacteur : Cette supplémentation en antioxydants fait l’objet d’une étude en cours dans le laboratoire de D.Laoudj

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La Mitochondrie est un organite à l'intérieur de la cellule (N° 9 sur le schéma ci-contre, cliquez sur l'image pour l'agrandir) qui est chargé de la production d'énergie (lien vers la page Wikipédia).
 

22/05/2012

massages

Un article publié dans Science et Vie en avril 2012 fait part d’une découverte de chercheurs canadiens (équipe menée par le docteur Mark Tarnopolsky). On sait depuis l’antiquité que les massages aident les sportifs à récupérer et atténuent les douleurs musculaires. L’équipe de M. Tarnopolsky vient de montrer que la pression mécanique due au massage modifie l’expression de gènes qui produisent des protéines réduisant les mécanismes d’inflammation. Les massages réduisent ainsi le stress dû aux micro-dommages produits dans les fibres musculaires par une activité physique intense. Le massage augmenterait également la production de mitochondries dans les cellules, améliorant la récupération musculaire.

Le rapport avec la myopathie FSH ? Et bien nos muscles sont sur-sollicités en permanence, comme ceux des sportifs, à cause de mauvaises postures, de sur-sollicitation de muscles affaiblis ou de la compensation par les muscles sains des muscles dystrophiques. Cet article nous rappelle, s’il était besoin, l’importance de la prise en charge kinésithérapique dans notre pathologie.

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Sources :

-Sciences et vie N°1135 avril 2012 p 80 : Massage, nos gènes adorent !

-Science Translational Medicine 1 February 2012: Vol. 4, Issue 119, p. 119ra13 : Massage Therapy Attenuates Inflammatory Signaling After Exercise-Induced Muscle Damage

09/05/2012

Publication de l'équipe du professeur Gabellini

Un article très intéressant vient d’être publié dans la revue Cell. Il s’agit d’une avancée dans la compréhension de la myopathie FSH. Les travaux ont été réalisés par Daphne Cabianca et l’équipe du professeur Gabellini (Milan, Italie) et financés, entre autres, par l’AFM.
Vous pouvez aller lire l’article en anglais qui est accessible intégralement sur le site de la revue (lien). Vous pouvez également lire (en français, et de manière plus synthétique), le communiqué de presse diffusé par l’AFM (lien).


J’ai essayé de lire cet article (du moins les passages importants) et de vous l’expliquer. Pardon par avance pour les approximations et les zones d’ombre (il en reste pas mal dans ma pauvre cervelle surmenée !...)

Rien que le titre est tout un poème :
« A Long ncRNA Links Copy Number Variation to a Polycomb/Trithorax Epigenetic Switch in FSHD Muscular Dystrophy ».

Tentative de traduction :
Un ARN non codant fait le lien entre le nombre de répétitions (D4Z4) et le déclenchement (de la transcription de gènes voisins) épigénétique par Polycomb et Trithorax dans la FSH.

Comme vous le savez sans doute, la FSH est associée à une zone de répétition située sur le chromosome 4 en 4q35. Le nombre de répétions d’un motif appelé D4Z4 est supérieur à 11 chez les personnes saines et inférieur à 10 chez les malades FSH.
Selon les auteurs de cet article, la variabilité de sévérité de l’atteinte et son asymétrie suggèrent fortement qu’elle est due à un phénomène épigénétique (= non lié à UN gène particulier, et donc à UNE protéine, comme la myopathie de Duchenne par exemple, mais lié à quelque chose qui se passe « autour » du gène). Et de fait, la méthylation de l’ADN et la structure de la chromatine (« enveloppe » de l’ADN dans sa forme compactée) sont altérés chez les patients FSH. Ces changements provoquent la de-répression de plusieurs gènes dans la région 4q35 (c'est-à-dire que ces gènes, par exemple DUX4, mais aussi FRG1 etc., qui sont normalement « silencieux » deviennent actifs et produisent donc des protéines qui sont toxiques pour le muscle). Mais le déclencheur de ce phénomène était encore inconnu.

Polycom (PcG) et Trithorax (TrxG) sont des groupes de protéines qui régulent l’expression des gènes.
Les auteurs font l’hypothèse que chez les sujets sains, le PcG se fixe sur les répétitions D4Z4 et empêche les gènes voisins de s’exprimer. Chez les patients FSH, le faible nombre de répétition D4Z4 ne permet pas l’action de « silençage » de PcG et provoque la production de DBE-T, un ARN non codant (= ncARN, ne fabriquant pas de protéine) qui permet aux gènes voisins de s’exprimer.
La complexité de la FSH pourrait être mieux expliquée si on l’envisage comme un syndrome du « gène voisin » (DUX4, mais aussi FRG1 et d’autres) et si on vise non pas de supprimer l’expression de tel ou tel gène, mais de supprimer le régulateur de l’expression de tous ces gènes.


DBE-T serait donc la cible thérapeutique à viser pour normaliser l’expression des gènes en 4q35.

 

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Image issue de l’article : Cabianca et al., A Long ncRNA Links Copy Number Variation to a Polycomb/Trithorax Epigenetic Switch in FSHD Muscular Dystrophy, Cell (2012), doi:10.1016/j.cell.2012.03.035

27/04/2012

Test génétique pour le diagnostic de la myopathie FSH

Une publication d'octobre 2011 (à voir par exemple sur le site de l'AFM) annonçait la mise au point d'une peignage moléculaire.jpgnouvelle méthode de diagnostic de la FSH par peignage moléculaire. Cette recherche a été menée par une équipe française dirigée par Nicolas Lévy de l'hôpital de la Timone à Marseille et a été financée par l'AFM.

Un communiqué de presse de la société Genomic Vision datant du 16 avril annonce la commercialisation de ce test. Cette nouvelle a été relayée dans plusieurs revues professionnelles, comme les Echos ou le Quotidien du pharmacien.

Ce nouveau test par peignage moléculaire sera plus rapide et plus fiable que l'ancienne méthode, qui était peu concluante dans 20 à 40 % des cas.


Ajout du 31/5 : un article du journal "Les Echos" au sujet de Genomic Vision.

14/03/2012

Réunion d'informations sur la FSH en Ile de France

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Cette réunion, dont nous vous avons parlé il y a quelque temps, a eu lieu le 10 mars. Nous étions nombreux (environ 80 personnes) à être venus écouter les présentations très intéressantes de : 

- Docteur Guillaume Bassez (consultation neuro-musculaire hôpital de Créteil) sur la prise en charge médicale de la myopathie FSH et le rôle des consultations spécialisées. Des questions ont porté sur :
  * la fixation chirurgicale des omoplates : elle doit être évaluée sous plusieurs angles (gain d'angle d'élévation du bras, meilleure posture, moins de douleurs, esthétique) à mettre en balance avec les risques (risques opératoires, douleurs post-opératoires)
   * la fréquence des consultations (à évaluer au cas par cas)

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- Mme Julie Dumonceaux (chercheur à l'Institut de Myologie) qui nous a fait un exposé très intéressant sur la recherche, et sa focalisation actuellement sur les hypothèses DUX4 et FAT1.

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- Mme Claire-Cécile Michon (psychologue à la consultations neuro-musculaire hôpital de la Salpêtrière et psychologue conseil à l'AFM) sur les conséquence psychologiques de la myopathie FSH sur les malades et leur entourage et sa prise en charge.

- M. Jean-Claude Riou (kinésithérapeute conseil à l'AFM) sur la prise en charge kinésithérapique , orthopédique et sur le programme de recherche clinique riou.jpgen cours à Saint-Etienne par le Dr Féasson sur "entraînement physique et FSH". Il a insisté sur le fait que tout kinésithérapeute de ville est en mesure de prendre en charge notre pathologie, et que les praticiens peuvent prendre conseil à l'AFM auprès de lui-même (jcriou@afm.genethon.fr) ou de son confrère M.Devaux (cdevaux@afm.genethon.fr).

Si quelques personnes ont été mécontentes en début de réunion de l'exiguité de la salle (nous avons été victimes repas.jpgde notre succès...) et de la difficulté pour se garer (à Paris c'est inévitable), la majorité des participants était très satisfaite de la journée qui a permis d'informer les malades et de rompre le sentiment d'isolement induit par cette maladie rare lors d'un repas convivial. Elle aura permis aussi aux participants de mieux connaître l'AFM, son réseau de professionnels et le Groupe d'Intérêt animé par des bénévoles.