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23/04/2015

FAT1

Une étude menée par l'université d'Aix-Marseille, soutenue par l’AFM-Téléthon met en évidence des mutations dans le gène FAT1 chez des personnes atteintes d’une myopathie de type FSH.


La myopathie facio-scapulo-humérale de type 1 (FSH1) est liée à une diminution du nombre de répétitions d’une séquence D4Z4, qui est compris entre 1 et 10. La FSH de type 2 est liée à des mutations dans le gène SMCHD1, située dans le chromosome 18. Dans la FSH1 comme dans la FSH2, la région D4Z4, située dans le chromosome 4, est hypométhylée.
En 2013, une collaboration française a montré qu’un modèle de souris n’exprimant pas le gène FAT1 reproduisait des anomalies musculaires similaires à celles observées dans la FSH humaine (nous en avions parlé ici).

 

 

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Dans un article publié en janvier 2015, une collaboration franco-japonaise, soutenue par l’AFM-Téléthon, a mis en évidence des mutations dans le gène FAT1 chez 49 personnes atteintes d’une myopathie de type FSH (selon les critères de diagnostic du Groupe d’experts européens sur la FSH). Ces patients ne présentaient ni diminution du nombre de répétitions D4Z4, ni mutation dans le gène SMCHD1, ni hypométhylation de D4Z4.
Ces résultats suggèrent que les anomalies du gène FAT1 sont associées à une maladie neuromusculaire humaine de type FSH. Les auteurs proposent d’intégrer l’analyse du gène FAT1 dans le diagnostic moléculaire de maladies neuromusculaires.

24/02/2015

La recherche française en danger ?

Nous avons besoin des chercheurs pour comprendre et soigner notre maladie, la FSHD, mais aussi toutes les autres maladies ! Et pourtant la recherche semble bien malmenée par les gouvernements successifs...

Un article à lire sur le site Télérama.

 

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19/02/2015

Quoi de neuf ?

Quoi de neuf ?

Les 10 ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Un anniversaire en demi-teinte, puisqu'il reste beaucoup à faire, en particulier au niveau de l'accessibiité (voir la lettre ouverte au Président de la République du collectif pour une France accessible). Mais puisqu'il faut positiver, voyons plutôt la liste des avancées que cette loi a permises sur le site de l'AFM.

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Un article publié en février 2015 par une équipe internationale (Brésil, université d'Aix-Marseille, institut de myologie, et en particulier Julie Dumonceaux que nous connaissons bien). Il s'intéresse à l'expression des microARN dans les tissus foetaux et à leur possible utilisation comme biomarqueurs de la FSH. Ces microARN pourraient aussi contribuer à expliquer le mécanisme du déclenchement de la maladie.

 

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microARN
(vous pouvez afficher l'image en grand en cliquant dessus)

Un article publié, toujours en février 2015, par l'université d'Aix-Marseille sur l'intérêt de l'assistance prioceptive vibratoire dans la prise en charge kinésithérapique des patients FSH. Il s'agit de vibrations mécaniques appliquées au niveau des tendons musculaires ; elles provoquent un message nerveux simulant le mouvement. Cette méthode appliquée au biceps, triceps et pectoraux améliore l'amplitude de flexion de l'épaule et la VPA (Vibratory Prioceptive Assistance en anglais) peut être utilisée pour compenser les méfaits de l'inactivité musculaire.

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04/02/2015

Interaction directe entre DUX4 et FRG1

Des chercheurs italiens (D.Gabellini, R.Tupler) ont développé une souris surexprimant FRG1 comme modèle de la FSH. Dans le même temps, beaucoup d'autres équipes dans le monde se focalisaient sur DUX4. Les italiens auraient-ils trouvé le "chaînon manquant" qui réunit ces deux approches ?

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Traduction du résumé d'un article de Gabellini et al. publié en octobre 2014 :

La FSHD est l’une des maladies neuromusculaires les plus courantes. La forme principale (FSHD1) est liée à une diminution du nombre de répétitions (NDR : délétion) D4Z4 sur le chromosome 4 en région 4q35. La délétion modifie la structure de la chromatine dans la région concernée conduisant à une expression aberrante des gènes de cette région.
Étant donné la grande variabilité dans le déclenchement et l’évolution de la maladie, de nombreux facteurs doivent intervenir dans la pathogénèse (cause) de la FSHD.
DUX4 (double homeobox 4) et FRG1 (FSHD region gene 1) figurent parmi les gènes candidats. DUX4 est un facteur de transcription (NDR : régulateur de l’expression des autres gènes).
Nous localisons ici une probable zone de fixation de DUX4 sur FRG1. Nous montrons aussi que l’expression anormale de DUX4 provoque la surexpression de FRG1 dans les muscles sains, alors que la diminution d’expression de DUX4 provoque une diminution d’expression de FRG1 dans les muscles FSH.
De plus, DUX4 se fixe directement et spécifiquement sur ce site de fixation sur FRG1. La zone FRG1 de la souris ne présente pas ce site de fixation de DUX4 sur FRG1 et n’active pas le gène FRG1, ce qui pourrait expliquer pourquoi les souris transgéniques DUX4 ne présentent pas de phénotype (NDR : symptômes) musculaires.
Nos résultats montrent donc que FRG1 est une cible transcriptionnelle directe de DUX4 et dévoile un nouveau circuit de régulation contribuant à la FSHD.

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Lien vers le résumé de l'article en anglais sur pubMeb.

Lien vers la brève publiée sur le site AFM.

Pour les plus courageux d'entre vous, la FSHD Global Fondation (association australienne) a publié sur youtube une vidéo intéressante du Dr Gabellini qui fait le point (en 2013) sur la recherche sur la FSH. C'est en anglais, mais assez facile à suivre grâce à l'accent italien de ce monsieur ;-)

25/01/2015

FSH et problèmes cardiaques

Un article italien de 2006 (Occurrence de l'arythmie dans la FSHD) a montré que des altérations arythmiques semblent détectées plus fréquemment qu’attendu chez les patients FSH.

Un article italien publié en 2010 (La Variabilité de Fréquence Cardiaque dans la dystrophie FSH) a montré que la FSHD est associée à une légère augmentation des signaux du Système Nerveux Sympathique [NDR Le système sympathique est responsable de l'augmentation de la fréquence cardiaque] et à une diminution des signaux du Système Nerveux Parasympathique [NDR Le système parasympathique est responsable du ralentissement de la fréquence cardiaque]. Ces modifications apparaissent plus nettement avec la progression de la maladie et pourraient augmenter les risques d'arythmie et d'autres événements cardiovasculaires.

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Par ailleurs, un article publié en mars 2014 (lien vers la brève AFM et lien vers l'article) montrait la grande fréquence de petits troubles de la conduction cardiaque, qui restent éminemment stables dans le temps. Compte tenu de l’absence d’aggravation de ces troubles de conduction cardiaque sans manifestation, ni pronostic défavorable, les auteurs concluent à l’absence de nécessité d’un suivi cardiologique particulier dans la FSH.

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Tout cela peut paraître un peu contradictoire... mais je conclurai en disant : il faut surveiller les paramètres cardiaques sans pour autant trop s'inquiéter. En l'absence de symptômes ou de troubles, ma neurologue du centre de référence préconise une visite chez le cardiologue tous les 5 ans.

22/12/2014

Avancée de la recherche dans le silençage du gène DUX4 chez la souris

 
 

Dans le cadre de la recherche d'une thérapie pour la FSHD, certaines équipes de scientifiques font le choix de s'intéresser au rôle du gène DUX4 dans l'expression de la maladie. Une note qui détaille l'avancée de la recherche a été publiée,  voici sa traduction :
 
"Les effets de l'ARN sur la diminution de l'expression du gène DUX4 - L’interférence ARN réduit in vivo la toxicité de DUX4 dans les muscles : conséquences pour une thérapie de la FSHD.

Auteurs :

Wallace LM (titulaire d'un diplôme de Biologie du Développement moléculaire et cellulaire, à l'Université d'Eatt de l'Ohio, Colombus, Ohio, USA), Liu J, Domire JS, Garwick-Coppens SE, Guckes SM, Mendell JR, Flanigan KM, Harper SQ.
 
Résumé :

Actuellement il n'existe pas de traitement pour la FSHD, une des maladies génétique musculaire parmi les plus fréquentes. Bien que la FSHD puisse être très incapacitante, peu d'efforts ont été fournis pour développer des thérapies. Ce manque d'attention porté aux thérapies pour la FSH a duré longtemps car les gènes de la FSH et leurs effets n'étaient encore pas bien compris.

Aujourd'hui après deux décennies d'efforts pour déchiffrer l'origine de la maladie, les obstacles à la recherche tombent.

Plusieurs études récentes proposent notamment un modèle de pathogenèse de la FSHD impliquant la sur-expression du gène myopathique DUX4. L'inhibition du gène DUX4 est apparu dès lors comme une stratégie prometteuse pour une thérapie FSHD.

 

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Dans cette étude, nous avons mené une étude préclinique du silençage du gène DUX4, basée sur l’interférence de l’ARN (RNAi), dans une perspective de traitement de la FSHD.

Nous avons trouvé un vecteur viral qui permet de délivrer de l'ARN (RNAi) thérapeutique, afin de sous-exprimer le gène DUX4 lié à l'expression de la myopathie, dans les muscles d'une souris.

Cette étude fournit un principe de base dans la thérapie pour la FSHD, basé sur la réduction de l'expression du gène DUX4."

Source NCBI - octobre 2012


La piste thérapeutique du gène DUX4 dans l’expression de la FSHD a été choisie par cette équipe de recherche. Au Génopole d'Evry en France une autre équipe de recherche travaille aussi sur le rôle du gène FAT1 dans l'expression de la FSHD.