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15/12/2017

Nouvelle publication de Julie Dumonceaux

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Ceux d'entre vous qui sont abonnés à VLM ont pu lire dans le dernier numéro un article sur le congrès de la World Muscle Society (WMS) à Saint-Malo en novembre dernier. Cet article mentionne une publication de Julie Dumonceaux dont voici une traduction/résumé (validée par l'auteur) :
 
La dérégulation de la voie de la myostatine dans les maladies neuromusculaires pourrait expliquer les difficultés des approches thérapeutiques anti-myostatine.
Article paru dans Nature Communications
 
Les dystrophies musculaires sont caractérisées par la faiblesse et la dégénérescencemuscles.jpg musculaire. La myostatine est un facteur  qui limite la croissance des tissus musculaires. On pourrait donc penser qu'empêcher la myostatine d’agir pourrait favoriser la croissance musculaire et donc être une voie thérapeutique pour les dystrophies musculaires. Plusieurs médicaments visant la myostatine ont été utilisés dans des essais cliniques pour augmenter la masse musculaire et la force, mais la plupart ont montré une efficacité limitée.
 
Les chercheurs publiant cet article, coordonnés par Julie Dumonceaux, qui travaille maintenant au Biomedical Research Centre, University College London, ont montré que la myostatine est très peu présente dans le sang des patients atteints de pathologies neuromusculaires particulièrement atrophiantes, comme la myopathie de Duchenne par exemple. Cette sous expression de la myostatine est aussi retrouvée dans les biopsies musculaires, ce qui laisse penser que face à une maladie musculaire induisant une perte de masse, le muscle essaie de préserver sa masse musculaire en inhibant les acteurs qui, en temps normal, limitent la croissance musculaire (comme la myostatine). Les essais thérapeutiques anti-myostatine visent donc une molécule qui n’est plus ou peu présente, ce qui pourrait expliquer leur inefficacité.
 
Muscles.jpgEn revanche, chez les patients atteints de maladie dont l’atrophie s’installe plus progressivement (comme les patients FSH), les résultats sont plus hétérogènes, certains patients présentant un faible niveau de myostatine dans le sang alors que d’autres en ont beaucoup plus. Certains patients pourraient donc bien répondre à un anti-myostatine alors que d’autres non. Les auteurs suggèrent qu’il serait bénéfique de mesurer le taux de myostatine chez ces patients avant les essais cliniques afin de déterminer s’ils vont bien répondre au traitement.

Les auteurs ont aussi montré que cette inhibition de l’expression de la myostatine est réversible. En effet, le cycle de la myostatine a pu être réactivé chez une souris modèle de la myopathie myotubulaire par thérapie génique permettant l’expression de la myotubularine. Ces résultats suggèrent que, pour une maladie donnée, il est préférable de d’abord restaurer le gène déficient (afin d’induire une augmentation de la myostatine) et ensuite d’administrer un anti-myostatine.

Commentaires

Bonjour Sylvie,
c'est quand même des bonnes nouvelles, donc… d'après ce que je comprends c'est que si on n'a pas assez de myostatine nous somme beaucoup plus affecté à la maladie fshd 1 et 2, si on fait une prise de sang une recherche myostatine, ils vont pouvoir voir l'évolution de la maladie ?
Question 1 : peut-on demander à son docteur généraliste une prise de sang pour une recherche myostatine, y a-t-il une échelle ?
Question 2 : depuis quand nous connaissons la MYOSTATINE. !
Question 3 : je ne comprends pas, d'induire une augmentation de la myostatine et ensuite prendre un anti- myostatine, en faite c'est de réguler cette myostatine !
De ce que je viens de lire je le prends comme des bonnes nouvelles, je vous souhaite à tous de passer de bonnes fêtes, et je remercie encore Sylvie de votre dévouement. Mr Venier. p

Écrit par : Venier | 15/12/2017

Bonjour Pierre,
La myostatine est connue depuis longtemps, y compris par les culturistes qui veulent faire de la gonflette !
L'idée de l'article n'est pas que la myostatine est un indicateur de l'évolution de la maladie.
L'idée c'est plutôt, je pense, de refaire des essais cliniques de blocage de la myostatine sur des personnes chez qui elle est élevée (ou encore élevée)pour avoir plus de chances que ça marche. Donc le dosage sera fait par les chercheurs aux personnes participants à de futurs essais peut-être.
Si vous parlez de ça à votre généraliste vous allez lui faire peur ;-)
Sylvie

Écrit par : Sylvie | 16/12/2017

Les commentaires sont fermés.